Qu’il s’agisse de l’hébergement d’urgence ou des chantiers d’insertion, les associations qui développent depuis longtemps ces activités n’en peuvent plus : obscurité et incohérence des positions de l’Etat, baisse annoncée des financements, etc. C’est une grande partie du secteur social dont l’avenir est aujourd’hui mis en cause. Elles se mobilisent au nom de leur survie et du service qu’elle rende aux personnes les plus démunies.
Nous avons relayé auprès des membres du Carrefour des solidarités les appels à mobilisation récents lancés auprès des associations par la F.N.A.R.S. et l’U.R.I.O.P.S.S. Aujourd’hui, c’est le collectif ALERTE qui prend le relais.
« Au cours d’une réunion tenue le 25 mai dernier a été largement abordée la question du plan d’action décidé par les associations du champ de l’hébergement (AHI) en lien avec la FNARS et l’URIOPSS, face aux méthodes des services de l’Etat conduites depuis plusieurs mois dans le cadre du Chantier de Refondation de l’hébergement : dénaturation du concept de Logement d’abord, récents dialogues de gestion faisant apparaître des baisses significatives de financements des actions portées par les CHRS et les acteurs de l’urgence sociale.
Un certain nombre de mesures ont ainsi été proposées : grève administrative, suspension de la préparation de la prochaine campagne hivernale…
Il s’agit clairement, indique le groupe Alerte d’afficher notre désaccord avec une politique maltraitant les associations, les salariés et les publics accueillis en rompant toute action de concertation avec les services de l’Etat.
Parallèlement, les associations du champ AHI ont souhaité interpeller le Collectif ALERTE – Partenaires sociaux NPDC, afin de déterminer quelles actions solidaires avec ce mouvement pourraient être menées, en particulier en lien avec les réseaux associatifs de l’IAE, les centres sociaux et les Partenaires sociaux. En effet, les actions des Ateliers Chantiers Insertion et les centres sociaux s’inscrivent elles-aussi dans un contexte de pilotage incohérent par les services de l’Etat et de fortes restrictions budgétaires.
Comme vous le comprenez et le vivez déjà pour beaucoup d’entres-vous, les projets associatifs des associations ne sont plus respectés dans la mise en œuvre des politiques d’action sociale relatives en particulier à la lutte contre les exclusions.
Il s’agira lors de la prochaine réunion du Collectif ALERTE de s’engager dans des propositions d’actions opérationnelles, afin de signifier notre refus du détricotage du système de Solidarité nationale et de rappeler notre attachement aux valeurs portées par nos projets associatifs, tout en étant solidaires des actions soutenues par les associations du champ AHI.
Nous vous invitons à partager la réflexion au sein de vos organisations, afin de pouvoir être en capacité le 20 juin prochain de s’engager rapidement dans les orientations décidées collectivement. »
La prochaine réunion du Collectif ALERTE – Partenaires sociaux est prévue le 20 juin prochain, de 14h30 à 17 h à l’Uriopss 34 rue Patou à Lille. D’ici là le Carrefour des solidarités proposera une réunion locale à ce propos.
